Les plus grosses erreurs de traduction et d’interprétation de l’histoire
La traduction et l’interprétation ne consistent pas à remplacer des mots par d’autres. Elles engagent le sens, le contexte, la culture et parfois des enjeux économiques, politiques ou humains majeurs. L’histoire regorge d’exemples où une mauvaise traduction ou d’interprétation a eu des conséquences lourdes.
Voici un tour d’horizon des erreurs les plus marquantes.
- « Nous vous enterrerons » – Nikita Khrouchtchev (1956)
Lors d’un discours en russe, Khrouchtchev déclare :
« Мы вас похороним »
Cette phrase est traduite littéralement par :
« Nous vous enterrerons »
En réalité, l’expression signifiait plutôt :
« Nous survivrons à votre système »
Conséquence
- Panique diplomatique en pleine Guerre froide
- Interprétation perçue comme une menace nucléaire
Erreur clé
Traduction littérale sans prise en compte du sens idiomatique et culturel.
- Le mot japonais « Mokusatsu » – Seconde Guerre mondiale
En 1945, les Alliés demandent au Japon de se rendre. Le Premier ministre japonais utilise le mot mokusatsu, qui peut signifier :
- « sans commentaire pour le moment »
- ou « mépris total »
Les traducteurs occidentaux choisissent la seconde interprétation.
Conséquence
- Les Alliés considèrent la réponse comme un refus
- Bombardements d’Hiroshima et Nagasaki
Erreur clé
Mot polysémique, mal interprété dans un contexte diplomatique critique.
- Pepsi en Chine : « Pepsi ramène vos ancêtres à la vie »
Slogan original :
“Come alive with Pepsi”
Traduction en chinois :
« Pepsi ramène vos ancêtres à la vie »
Conséquence
- Incompréhension culturelle
- Moqueries et rejet de la marque
Erreur clé
Absence d’adaptation culturelle (localisation).
- HSBC : « Assume Nothing »
Slogan mondial :
“Assume Nothing”
Traduit dans plusieurs pays par :
« N’assumez rien » → compris comme manque de fiabilité
HSBC doit relancer une campagne mondiale.
Conséquence
- Coût estimé : plus de 10 millions de dollars
Erreur clé
Traduction correcte linguistiquement, mais fausse stratégiquement.

- Interprétation judiciaire : une vie en jeu
Dans plusieurs affaires judiciaires internationales, des erreurs d’interprétation ont conduit à :
- des aveux mal compris,
- des droits non expliqués,
- des condamnations injustes.
Conséquence
- Atteinte aux droits fondamentaux
- Procédures annulées ou révisées
Erreur clé
Recours à des interprètes non qualifiés ou non assermentés.
- L’erreur médicale : un mot, un drame
Cas réel aux États-Unis :
Un patient hispanophone utilise le mot “intoxicado”, qui signifie :
- empoisonné
- ou intoxiqué au sens large
Il est interprété comme “intoxicated” (ivre/drogué).
Conséquence
- Mauvais diagnostic
- Lésion cérébrale irréversible
Erreur clé
Manque de compétence médicale spécialisée en interprétation.
Pourquoi ces erreurs arrivent encore aujourd’hui
- Traduction mot à mot
- Méconnaissance du contexte culturel
- Absence de spécialisation métier
- Pression sur les délais
- Sous-estimation du rôle du traducteur/interprète
Ce qu’il faut retenir
Une mauvaise traduction peut :
- détruire une réputation,
- coûter des millions,
- provoquer des conflits,
- mettre des vies en danger.
Une bonne traduction, elle :
- sécurise
- valorise
- connecte
- crée de la confiance
Conclusion
La traduction et l’interprétation sont des métiers de responsabilité.
Elles exigent rigueur, expertise sectorielle et compréhension fine des cultures.
Les mots ont un poids.
Mal traduits, ils deviennent un risque.
Bien traduits, ils deviennent une force.
Ces exemples illustrent l’importance de recourir à des services de traduction et d’interprétation professionnelle à forts enjeux, capables de sécuriser le sens dans des contextes sensibles.
👉 Demandez votre devis gratuit ici.